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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 16:30

Vendredi 24 septembre sera pour Pierre Mitev un jour dont il a rêvé depuis près de vingt ans. Il va courir son deuxième « Spartathlon » et pour tous les puristes du grand fond, c’est une des courses les plus mythique de la course à pied.

Organisé en Grèce chaque année, le Spartathlon est le rendez-vous mondial de référence pour la course à pied longue distance. L'édition 2021, qui signe son retour après l'annulation de l'épreuve l'année dernière pour cause de Covid, accueille près de 350 coureurs et 53 nations représentées. Au programme : 246 km non-stop tracés entre les villes d'Athènes et de Sparte sur un parcours suivi en 490 avant JC par un certain  Philippidès , coureur de fond athénien envoyé chercher des renforts à Sparte lors de la guerre gréco-perse. La délégation française pour l'année 2021 regroupe douze coureurs sélectionnés sur leurs performances parmi lesquels le Lotois Pierre Mitev, habitué de ce type d'exercice. « C'est pour moi un très grand retour, puisque j'ai terminé le Spartathlon en 2002, il y a près de deux décennies. Autant dire qu'il s'agit à la fois d'un grand plaisir mais aussi d'une chance et d'un véritable défi d'être à nouveau sur la ligne de départ au pied de l'acropole ce vendredi 24 septembre ».

 

Il faut dire que la course n'a pas usurpé sa réputation cumulant de nombreuses difficultés. À commencer par le parcours et la traversée du Péloponnèse.

« Tout d'abord, il y a une grande diversité de supports avec, bien sûr, beaucoup de bitume, ce qui est habituel pour nous, mais aussi quelques tronçons sur chemin de terre et même du sentier au niveau de la montagne. Ce n'est pas évident à gérer, en particulier de nuit. Et, puis, forcément des dénivelés qui font mal avec le kilométrage. Par ailleurs, avec l'altitude et la nuit, la température change. De la route côtière en plein soleil aux sentiers sous les étoiles, ça laisse des traces mais aussi de beaux souvenirs. Quand on aborde l'ascension ultime à mi-course et dans la nuit, on découvre un balisage de torches dans la caillasse qui monte comme un chemin menant aux étoiles. Superbe !  Il y a aussi beaucoup de tronçons moins sympathiques et usants, à la sortie d'Athènes et le long de voies rapides. Enfin, tout cela n'est rien sans la principale contrainte qui est celle du chrono. Avec plus 70 barrières horaires réparties tout au long du parcours, pas question de traîner. C'est un véritable contre la montre. Une vitesse minimale est imposée, faute de quoi vous êtes mis hors course, même après 200 km ! »

 

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